Le sommeil des jeunes menacé par l'hyper-connexion et les réveils nocturnes


Ghada Choucri Mercredi 01 Avril 2020-21:02:12 Jeunesse
Le sommeil des jeunes menacé par l'hyper-connexion et les réveils nocturnes

Le sommeil des jeunes menacé par l'hyper-connexion et les réveils nocturnes


L'enquête 2020 sur le sommeil des Français de l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) montre une augmentation de l'usage des écrans le soir et des réveils nocturnes dus au portable, notamment chez les jeunes.
En 2020, la Journée du Sommeil qui se tenait le 13 mars 2020 a été un peu reléguée au second plan par la propagation de l'épidémie de coronavirus et le début du confinement des Français.
C'est bien dommage, car l'enquête réalisée pour l'occasion par l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) est pleine d'enseignements pour notre santé.
Non seulement le sommeil est essentiel dans le maintien de la vigilance et de l’équilibre psychique, mais en cas d’infection, il favorise la résistance de notre organisme. "À l’inverse, une privation chronique de sommeil affaiblit le système immunitaire, favorisant ainsi une contamination bactérienne ou virale", rappelle le docteur Marc Rey, neurologue et président de l'INSV.
Or l'enquête 2020 montre que les modes de vie des Français font toujours du sommeil une variable d'ajustement. Résultat : nous dormons en moyenne 6 h41 par nuit en semaine... une durée insuffisante pour la plupart d'entre nous.
Une des raisons du raccourcissement de notre sommeil vient de l'utilisation croissante des écrans en soirée, qui plus est dans la chambre à coucher et le lit.
Près de 45% des adultes consultent des écrans le soir au lit, dans un tiers des cas tous les jours ou presque, et durant plus d'1 heure 30 pour 1/4 des utilisateurs.
Or la lumière émise par les écrans retarde la sécrétion des hormones du sommeil. D'autre part, cela maintient nos réseaux cérébraux en mode "éveil". Le lit n'est plus l'espace préservé où l'on quitte les préoccupations ou les interaction de la journée.
Concrètement, nous mettons plus longtemps à nous endormir (en moyenne 33 minutes). Et cette hyper-connexion a tendance à entretenir le stress. En ces temps d'épidémie et d'anxiété généralisée, les mauvais dormeurs ont donc tout intérêt à observer un "couvre-feu digital" !



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